Paris : Ouverture du restaurant sicilien Noto

A l’étage de la Salle Pleyel, vous avez rendez-vous avec une Italie à l’élégance intemporelle et aux saveurs inspirées au restaurant Noto. Tout au sud plus exactement, dans la petite ville de Noto, une Sicile baroque et sensuelle, dont la poésie se lit au fil de ses corsos ombragés, de ses riches palais et de ses piazzas assoupies. Aux alentours, les vergers plantés d’agrumes, d’oliviers et d’amandiers. Un peu plus loin, le retour de la criée coté mer, les pistaches de Bronte sur les contreforts de l’Etna ou les câpres sauvages de la petite île de Pantelleria. Sans oublier d’autres racines de la table sicilienne : la fusion avec les cultures culinaires grecques, latines et arabo-andalouses qui s’y sont succédées.

NOTO, UN BRIN D’HISTOIRE

Imaginé par Benjamin Patou, déjà créateur de nombreux concepts forts (notamment de Manko avec le grand chef péruvien Gaston Acurio, dans le Théâtre des Champs Elysées, début 2016), Noto est né de l’envie d’associer les saveurs du Sud, en proposant une cuisine sicilienne aux accents marocains.

Invitation à l’exploration et à la création, l’idée de revisiter les plats typiques italiens en les conjuguant avec bonheur au gré des chemins qui passent de la Sicile à l’Espagne, sillonnant l’Andalousie jusqu’au Maroc, et inversement bien sûr. Puisque l’aller ne se fait pas sans le retour… une envie de métissage, de mixer les influences occidentales et orientales. Clin d’œil aux lions de Barbarie, qui trônent encore sur les façades baroques des balcons de Noto, au Sud Est de la Sicile, l’emblème du restaurant Noto était tout trouvé.

UN INSTANT MÉDITERRANÉEN EN DEHORS TEMPS – NOTO, AVEC LAURA GONZALEZ

Concevoir des lieux à l’identité marquée et symbolique, telle pourrait être la spécialité de Laura s’il fallait en établir une. Jamais enfermée dans un style, et toujours inspirée par de nombreuses références, Laura Gonzalez nous présente sa dernière réalisation : Noto.

Après Manko, l’Alcazar, Thiou ou encore la Maison de l’Alsace – des lieux incontournables de la vie parisienne, Noto illustre une autre facette de la patte de Laura : un certain éclectisme, reflétant sa personnalité, créative et toujours respectueuse de l’esprit des lieux qui lui sont confiés.

Démarquée par son style « bohème chic » à ses débuts, Laura a su évoluer tout en restant fidèle à ses références classiques, en les revisitant avec des matériaux actuels et précieux.

C’est une nouvelle fois avec Moma Group, aux côtés de Benjamin Patou, que Laura a exprimé un joyeux mélange d’inspirations parcourant toute l’Italie, la Sicile précisément, offrant un résultat très marqué et rempli de références à l’image de l’histoire de la culture syncrétique de la Sicile.

Laura Gonzalez et Benjamin Patou ont entrecroisé leurs inspirations et leurs imaginaires pour créer Noto : des images du célèbre « Guépard » de Visconti au chic d’un Ciprani new-yorkais,

ils ont tenu à conserver le cachet Art-Déco de la salle Pleyel. Les intérieurs y font la part belle au marbre, au noyer brillant, au laiton et aux nobles étoffes: un éclectisme intégrant des éléments à l’élégance « classique » en osant quelques détails fantaisistes en clin d’œil au baroque tardif qui habille les façades et les balcons des palais du vieux Noto. Epaisse moquette aux lignes mauresques, lustres à papilles et estampe évoquant un paysage du Levant, Laura Gonzalez, comme à son habitude, ne s’enferme dans aucun style et signe ce nouveau lieu avec personnalité. Parmi ses coups de coeur : – le velours soyeux Dedar Milano – les tissus de la fabrique Manach pour les canapés et banquettes. Et le bar, foyer central du lieu, habillé d’une mosaïque Art-Déco réalisée par Pierre Mesguish et rehaussé de belles étagères en laiton, garnies des meilleurs vins méditerranéens.

AU PIANO – PATRICK CHARVET, CHEF GLOBE-TROTTEUR

Voyageur dans l’âme, ce jeune Chef a fait ses classes chez les plus grands (Guy Martin, Jean François Rouquette, Pierre Gagnaire), sans oublier de découvrir le monde…

Très vite, la curiosité, l’appétit et l’envie de partager poussent ce passionné à entreprendre son Tour du monde à 30 ans, sorte de voyage initiatique aux 4 coins des cinq continents, « c’était essentiel pour moi de connaître et comprendre les cuisines d’ailleurs, les techniques d’ailleurs, les goûts d’ailleurs … comme un peintre. »

De la Chine à l’Indonésie, de Madagascar à l’Egypte, du Brésil à New York, de la Croatie au Japon, il aime par-dessus tout ses expériences en Toscane. À Pise comme à Florence, il garde un parfum de douceur de la création de la Villa Nomade à Marrakech, pour le groupe Voyageur du Monde. Quoi de plus naturel qu’il participe à l’aventure Noto, au carrefour de la Sicile et du Maroc ?